New ILO report says “cost of coercion” to workers in forced labour surpasses USD 20 billion per year (in English - en Français - en Español)
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GENEVA (ILO News) – In a new study on the patterns of forced labour worldwide, the International Labour Office (ILO) says the “opportunity cost” of coercion to the workers affected reaches over USD 20 billion per year.
The report, entitled The Cost of Coercion, also details the growing number of unethical, fraudulent and criminal practices that can lead people into situations of forced labour, and calls for increased efforts to eradicate the practices.
The report also charts the significant progress on the international and national levels in reducing and preventing forced labour, but warns of the possible impact of the global economic and jobs crisis.
“Forced labour is the antithesis of decent work”, said ILO Director-General Juan Somavia. “It causes untold human suffering and steals from its victims. Modern forced labour can be eradicated, providing there is a sustained commitment by the international community, working together with government, employers, workers and civil society.”
Moreover, the report estimates that the “opportunity cost” of coercion to the workers affected by these abusive practices, in terms of lost earnings, now reaches over USD 20 billion. This presents a powerful economic argument, as well as a moral imperative, as to why governments must now accord higher priority to these concerns.
Noting that it was being issued amid the worst economic and financial crisis for many decades, the ILO report added that “in such a crisis situation, it is the vulnerable who suffer the most. At such times it is all the more necessary to ensure that adjustments are not made at the expense of the safeguards that have been painstakingly put in place to prevent forced labour and trafficking abuse in supply chains”.
The study paints a mixed picture of global efforts to combat forced labour. While most countries have introduced legislation that deals with forced labour as a criminal offence and the issue itself is no longer hidden or taboo, others are finding it difficult to identify cases of abuse, let alone define the adequate policy responses.
The report points out that among the intensified international and national efforts to reduce and prevent forced labour, are new laws and policies at national and regional level as well as a growing provision of social protection for those most at risk of forced labour and trafficking.
“Most forced labour is still found in developing countries, often in the informal economy and in isolated regions with poor infrastructure, labour inspection and law enforcement”, the report says. “This can only be tackled through integrated policies and programmes, mixing law enforcement with proactive measures of prevention and protection, and empowering those at risk of forced labour to defend their own rights.”
“We must never forget that forced labour is a serious criminal offence that requires criminal punishment” said Roger Plant, head of the ILO’s Special Action Programme to combat Forced Labour. “But we must also remember that forced labour is often poorly defined in national legislation, making it difficult to address the multiple subtle ways in which workers can be denied their freedom. The challenge is to address these problems in an integrated way, through prevention and law enforcement, using both labour and criminal justice”.
Source: ILO Press Release En Français
ENÈVE (Nouvelles du BIT) – Dans une nouvelle étude sur le travail forcé dans le monde, le Bureau international du Travail (BIT) affirme que le «coût d’opportunité» de la coercition exercée sur les travailleurs victimes de travail forcé atteint plus de 20 milliards de dollars par an.
Le rapport, intitulé Le Coût de la coercition, détaille également les multiples pratiques frauduleuses, criminelles, dépourvues d’éthique, qui peuvent conduire les personnes dans des situations de travail forcé et lance un appel pour intensifier les efforts afin d’éradiquer ces pratiques.
Le rapport relate les progrès significatifs accomplis aux niveaux national et international pour réduire et prévenir le travail forcé, mais il signale aussi le risque de possible contrecoup de la crise mondiale de l’économie et de l’emploi.
«Le travail forcé est l’antithèse du travail décent», a déclaré le Directeur général du BIT, Juan Somavia. «Il cause des souffrances humaines indicibles et vole ses victimes. Le travail forcé moderne peut être éradiqué, à condition d’un engagement continu de la communauté internationale et d’une coopération entre gouvernements, travailleurs, employeurs et société civile.»
Le rapport du BIT estime que le «coût d’opportunité» de la coercition exercée sur les travailleurs victimes de ces pratiques abusives, en termes de pertes de gains, dépasse aujourd’hui les 20 milliards de dollars. Cela représente un argument économique puissant, outre l’impératif moral, qui justifie que les gouvernements accordent dès à présent plus de priorité à ces questions.
Publié en plein milieu de la pire crise économique et financière depuis des décennies, le rapport souligne que «dans une telle situation de crise, ce sont les plus vulnérables qui souffrent le plus. Dans un tel contexte, il est d’autant plus nécessaire de veiller à ce que les ajustements ne se fassent pas aux dépens des garanties qui ont été laborieusement mises en place pour prévenir le travail forcé et la traite dans les chaînes d’approvisionnement».
L’étude du BIT dépeint une situation contrastée au regard des efforts mondiaux déployés pour combattre le travail forcé. Alors que la plupart des pays ont introduit une législation qui considère le travail forcé comme un délit pénal et que le problème lui-même n’est plus ni dissimulé ni tabou, d’autres éprouvent des difficultés à identifier les cas d’abus, sans parler de définir des réponses politiques appropriées.
Le rapport souligne que, parmi les efforts internationaux et nationaux redoublés pour réduire et prévenir le travail forcé, de nouvelles lois et stratégies sont élaborées au niveau régional et national, et des dispositions développées en faveur de la protection sociale à des personnes ou des groupes particulièrement exposés au travail forcé et à la traite.
Témoignant que le travail forcé est majoritairement pratiqué dans les pays en développement, souvent dans l’économie informelle et dans des régions isolées mal dotées en infrastructures, où les inspecteurs du travail font défaut et où la loi n’est pas appliquée, le rapport explique que «pour y mettre un terme, il faut des politiques et des programmes intégrés, combinant mise en application de la loi et mesures proactives de prévention et de protection et visant à donner aux personnes exposées au travail forcé les moyens de défendre elles-mêmes leurs propres droits».
«Il est absolument nécessaire de souligner que le travail forcé constitue un délit pénal grave qui appelle une sanction pénale», déclare Roger Plant, chef du Programme d’action spécial du BIT pour combattre le travail forcé. «Mais nous devons aussi nous rappeler que le travail forcé est souvent mal défini dans la législation nationale, rendant difficile de traiter les multiples voies subtiles dans lesquelles les travailleurs peuvent se voir priver de leur liberté. Le défi consiste à gérer ces problèmes de manière intégrée, grâce à la prévention et à la mise en vigueur de la loi, en recourant tant à la justice du travail qu’à la justice pénale.»
Source: Communiqué de presse En Español
GINEBRA (Noticias de la OIT) – En un nuevo estudio sobre los modelos de trabajo forzoso en el mundo, la Oficina Internacional del Trabajo (OIT) dice que el “costo de oportunidad” derivado de la coacción de los trabajadores afectados supera los U$S 20.000 millones al año.
El informe, titulado El Costo de la Coacción, describe el creciente número de prácticas inescrupulosas, fraudulentas y criminales que pueden llevar a las personas a situaciones de trabajo forzoso, y hace un llamado para aumentar los esfuerzos para erradicar estas prácticas.
El informe describe además los importantes progresos que se han logrado en reducir y prevenir el trabajo forzoso a nivel nacional e internacional (Nota 3), pero advierte sobre el posible impacto de la crisis económica y del empleo mundial.
“El trabajo forzoso es la antítesis del trabajo decente”, dijo el Director General de la OIT, Juan Somavia. “Causa un incalculable sufrimiento humano y le roba a sus víctimas. El trabajo forzoso moderno puede ser erradicado, a condición de que haya un compromiso sostenido por parte de la comunidad internacional y que se trabaje de manera conjunta con los gobiernos, los empleadores, los trabajadores y la sociedad civil”.
Además, el informe calcula que el “costo de oportunidad” de la coacción para los trabajadores afectados por estas prácticas abusivas, en términos de pérdida de ganancias, supera en la actualidad los U$S 20.000 millones al año. Este es un argumento económico de peso y un imperativo moral que obliga a los gobiernos a conceder mayor grado de prioridad a esta preocupación.
Publicado en medio de la peor crisis económica y financiera de las últimas décadas, el informe de la OIT agrega que “en ese tipo de coyunturas quienes más sufren son los más vulnerables. En esos tiempos es todavía más necesario evitar que los reajustes no se hagan a costa de unas salvaguardias conquistadas a duras penas para impedir que los trabajadores de las cadenas de suministro se vean sometidos a trabajo forzoso o al abuso de la trata”.
El informe presenta un panorama mixto de los esfuerzos realizados a nivel global para combatir el trabajo forzoso. Si bien la mayoría de los países ha introducido leyes que lidian con el trabajo forzoso como un delito criminal y el tema ya no es ocultado como un tabú, otros países tienen dificultades para identificar los casos de abuso, y más aún para definir las respuestas políticas apropiadas.
El informe señala que entre los esfuerzos nacionales e internacionales para reducir y prevenir el trabajo forzoso se encuentran nuevas leyes y políticas a nivel nacional y regional, así como una creciente protección en términos de seguridad social para aquellas personas con mayores riesgos de caer en el trabajo forzoso y la trata personas.
“La mayoría de los casos de trabajo forzoso sigue produciéndose en los países en desarrollo, a menudo en la economía informal y en regiones aisladas con deficiencias en infraestructuras, inspección laboral y mecanismos para hacer cumplir a ley”, señala el informe. “Esto sólo puede ser subsanado mediante políticas y programas integrados, que combinen medidas de cumplimiento efectivo de las leyes con iniciativas proactivas de prevención y protección, y potenciando a aquellas personas en riesgo de convertirse en víctimas del trabajo forzoso a defender sus propios derechos”.
“No debemos olvidar que el trabajo forzoso en un delito grave que requiere una sanción penal”, dijo Roger Plant, jefe del Programa Especial de Acción para combatir el Trabajo Forzoso de la OIT. “Pero también debemos recordar que el trabajo forzoso no suele estar bien definido en la legislación nacional, lo cual hace difícil abordar las múltiples formas sutiles en que los trabajadores pueden ser privados de su libertad. El desafío es enfrentar estos problemas de una manera integral, a través de la prevención y de la aplicación de leyes, e utilizando tanto la justicia laboral como la penal”.
Fuente: Comunicado de prensa
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